Ensuite, les touristes consomment beaucoup. La moyenne de dépenses par jour pour certains visiteurs tels que les Japonais, les Britanniques, les Américains et les Espagnols est souvent supérieure à 200 euros. Si le tourisme bénéficie en premier lieu au secteur de l’hôtellerie et de la restauration, il alimente aussi ce shopping, et en particulier celui effectué dans les petits magasins, qui représente aussi une part importante de leur dépenses.

Notre tourisme parisien et français en général souffre d’ailleurs d’un handicap : si les touristes sont nombreux à venir, plus nombreux même que dans d’autres pays, ils dépensent moins qu’ailleurs. Nous n’arrivons pas à contrecarrer ce mouvement qui s’explique essentiellement par le fait que la France n’est souvent que traversée par les touristes. Lorsqu’ils séjournent à Paris, ils ne restent en moyenne que 2,3 nuitées. En revanche, les touristes sont plus nombreux à venir dans la capitale que les chiffres ne l’indiquent. Pour une raison simple, c’est que les statistiques de l’INSEE sur lesquelles nous nous fondons ne prennent en compte que les visiteurs hébergés dans les hôtels et pas ceux qui le sont chez des amis ou dans la famille, en location ou dans le cadre d’échanges d’appartements.
Le nombre de touristes comptabilisés à Paris en 2005 est de 15 millions. Le nombre réel serait de 26 millions si on y ajoute les 10 millions de touristes (estimation) qui ont recours aux autres formes d’hébergement que les hôtels.

Jean-Claude LESOURD, président de l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris